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Michel Castillo
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Sculptures en liège en pays catalan
Michel Castillo
- Trabucaire
- Be Fort !
- 25 Novembre 2022
- 9782849743126
Tout part de là. De cet arbre si singulier et si emblématique de nos forêts catalanes : le chêne-liège. Le chêne, un arbre fantomatique, rugueux, résistant. Le liège, une écorce crevassée, burinée, matière vivante et protectrice. Tout part de là. De ce liège qui se régénère et que les hommes, du leveur de liège au bouchonnier, ont appris à cultiver et à exploiter. Ce livre est à la croisée des chemins : dans un premier temps on y apprivoise la matière avec les artisans, Franck Sellon, le dernier leveur de liège des Pyrénées-Orientales et Laurent Bauby, l'oenologue. Puis, on regarde la matière différemment avec quelques artistes : artistes d'hier et d'aujourd'hui fascinés et inspirés par le liège. De Joaquim Vicenç Gironella et Claude Massé, les précurseurs, aux contemporains Pere Figueres et Bibi, dans une présentation non exhaustive. Olivier Poggianti, créateur et photographe, investit Diam Bouchage à Céret pour une exposition de sculptures d'image. Quelques textes de Enric Pujol, Serge Bonnery, Jaume Queralt, André Robèr et quelques poésies d'Alain Pottier donnent voix et vie aux sculptures. Bienvenus dans le monde du pop art catalan : celui des ninots, patots, kanyataps, simiots, fétiches et autres totems!
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J'ai rendez-vous avec mon assassin. C'est mon père et il s'appelle Michel. J'aurai mis près de quarante ans à le retrouver. Une fois encore, je reprends la route. Je ne vais pas bien loin, de Chevaleret à Etoile. Une vingtaine de stations. Je connais la partition: la mort du père, une figure de rhétorique, avec ses morceaux d'émotion rude. Mais quelle mort du père entonner, quand le père n'a jamais existé?Le plus simple serait de m'en tenir à la règle d'or de l'écriture: la sincérité. La difficulté provient du fait que la sincérité ne se situe nulle part. Des sentiments contradictoires m'agitent: la colère, la rage, la honte, le mépris. Un sentiment plus trouble également: la pitié. Toute ma vie, j'ai traîné l'illusion que les hommes ne peuvent pas être si bas, qu'ils finiront par ôter leur masque et découvrir leur véritable figure.L'ennui est qu'ils ne tombent pas le masque et qu'ils savent parfaitement ce qu'ils font. M. del C.
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Fille d'un riche diplomate, la narratrice, Angelina Toldo, surnommée Lina, connaît à peine l'Espagne. Née à Paris en 1958, élevée en Suisse, elle ne venait dans sa patrie que pour les vacances d'été, quand elle rejoignait avec ses parents la tante Elisa, soeur aînée de son père et auteur à succès de biographies historiques. Lorsque ses parents sont tués dans un accident d'avion, Angelina, fidèle à la volonté de son père, s'envole à dix-huit ans pour les Etats-Unis où elle s'inscrit dans une université et pense passer sa vie. Mais un jour, parce que, pour tuer le temps, elle prend dans la bibliothèque les oeuvres Complètes de Federico Garcia Lorca, sa vie tout à coup bascule et l'Espagne la rattrape, avec ses sortilèges et ses démons.
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Je ne rédige pas un essai, ni un ouvrage de critique. J'écris de coeur, dans une intimité trouble qui fut la nôtre, depuis le jour de notre rencontre. C'est à toi que je m'adresse, Fédor. Que pourrais-je donc t'apprendre sur toi-mêmeoe Ceci, peut-être, qu'un écrivain ne s'appartient pas: tu vis mêlé à mon sang, tes questions sont inscrites dans mes neurones. Tu n'as jamais été un modèle au sens où un artisan dérive de ses maîtres; tu es mieux que cela: tu es un souffle que j'aspire. Je n'aime pas tous tes livres, je ne suis pas un dévot. Tu demeures cependant étroitement lié à ma vie, si bien qu'à l'instant d'écrire, je dois chaque fois me situer par rapport à toi, établir la bonne distance.
Je suis, Fédor, l'une de tes créatures. J'ai commencé par être un de ces enfants stupéfaits qui hantent tes livres. Je t'ai rencontré vers treize-quatorze ans, à Barcelone, mais je t'ai reconnu au premier regard parce que je vivais en toi depuis ma naissance.
Ton nom, Fédia, est imprimé sur la page de garde de Tanguy, mon premier roman.
Qui mieux que toi pourrait me comprendreoe Né en 1933 à Madrid de père français et de mère espagnole, Michel del Castillo est aujourd'hui l'auteur d'une oeuvre considérable. Il a été couronné de nombreux prix littéraires dont le Prix des libraires en 1973 pour Le Vent de la nuit, le prix Renaudot en 1981 pour La Nuit du décret et, en 1992, le prix RTL-Lire pour Le Crime des pères. En 1994, il publie Rue des Archives et en janvier 1995 paraît une nouvelle édition de Tanguy.
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Le sortilege espagnol - les officiants de la mort
Michel Castillo
- Fayard
- 2 Octobre 1996
- 9782213597683
" Avant de savoir parler, avant de me sentir capable de lier entre elles les sensations qui m'écorchaient, je suçais le poison de l'Espagne. La langue qui m'avait engendré cachait le maléfice des hérétiques pourchassés, des poètes assassinés.
Plus que Tanguy, mémoire de fiction, Le sortilège espagnol, parce qu'il élabore et comprime les souvenirs, renferme non pas ma vérité, mais la lente conquête d'une authenticité littéraire. Il montre le passage d'une existence invivable à une langue habitable. C'est un livre de transition, qui traverse toute ma vie.
Ce texte trahit l'Espagne par le détachement français, mais c'est pour mieux réintroduire la passion espagnole. Il marche de biais, en crabe, et il finit par tourner en rond, dessinant ce cercle au centre duquel les gitans situent leurs sortilèges. " Michel del Castillo Né en 1933 à Madrid, de père français et de mère espagnole, Michel del Castillo est aujourd'hui l'auteur d'une oeuvre considérable. Il a été couronné de nombreux prix littéraires dont le Prix des libraires en 1973 pour Le Vent de la nuit, le prix Renaudot en 1981 pour La Nuit du décret et, en 1992, le prix RTL-Lire pour Le Crime des pères. En 1994, il publie Rue des Archives, en janvier 1995 paraît une nouvelle édition de Tanguy et, à l'automne 1996, Mon frère l'idiot.
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Colette incarnait et incarne toujours une certaine France : la célébration de la nature et la passion du théâtre, la règle et l'ordre de la province, la frivolité et le désordre de la vie parisienne. Peu d'auteurs auront travaillé avec autant de persévérance à l'élaboration de leur mythe. Ainsi, Colette n'aura cessé d'entretenir une véritable vocation du bonheur.
Après une oeuvre abondante qu'il qualifie lui-même de sombre, Michel del Castillo nous offre aujourd'hui un livre lumineux et solaire, comme si depuis la publication de son Père français qui révélait aussi une certaine France, il aurait voulu nous dire et donc écrire pour la première fois l'amour de son pays d'adoption. En reprenant le cours de la vie et de l'oeuvre de Colette, et rétablissant au passage certaines vérités, égratignant donc la fameuse légende, Michel del Castillo confirme qu'entre les faits et les sentiments il y a toujours l'écart de la littérature.
C'est en France que l'auteur de Tanguy a appris à aimer, sinon à vivre. Mais il n'oublie pas qu'il partage avec Colette le sentiment et l'expérience d'avoir connu enfant, auprès de sa mère, telle Colette auprès de la sienne, Sido, le seul, l'unique paradis perdu.
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La tunique d'infamie est un grand livre. Un de ces livres auquel on repense après l'avoir refermé. Un livre qui apprend un peu à vivre et à grandir en humanité. Un des meilleurs livres de cette année. CHRISTIAN SAUVAGE, Le Journal du Dimanche Un livre bouleversant, tant par le style que par le contenu, par l'actualité et la modernité de son histoire. LAURE ADLER, Le cercle de minuit Rien n'est plus espagnol que ce roman français. Rien, dans nos lettres, qui exprime avec une force telle l'abandon orgueilleux au destin. PIERRE LEPAPE, Le Monde Même lorsqu'il raconte la vie de Manrique Gaspar del Rio, inquisiteur juge qui vivait il y a trois siècles, c'est encore de lui qu'il nous parle... De l'enfance, des souffrances enfouies, de la foi, de l'amour, de la honte: de toutes ces questions que n'ont jamais cessé de se poser les hommes. MICHELE GAZIER, Télérama Une superbe méditation qui l'inscrit dans la lignée de Montherlant et de Bernanos. THIERRY GANDILLOT, L'Express C'est toute la beauté de sa tunique d'infamie: un visage unique ressemblant à un peuple et la terre d'un pays transportés dans un livre. Del Castillo y lègue, dernière volonté de son testament intérieur, la lumière aveuglante d'un ciel presque noir, son Espagne. DIDIER JACOB, Le Nouvel ObservateurNé en 1933 à Madrid, de père français et de mère espagnole, Michel del Castillo est aujourd'hui l'auteur d'une oeuvre considérable. Il a été couronné de nombreux prix littéraires dont le Prix des libraires en 1973 pour Le Vent de la nuit, le prix Renaudot en 1981 pour La Nuit du décret et, en 1992, le prix RTL-Lire pour Le Crime des pères. En 1994, il publie Rue des Archives, en 1995 paraît une nouvelle édition de Tanguy et Mon frère l'idiot.
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Tanguy ; histoire d'un enfant d'aujourd'hui
Michel Del Castillo
- Folio
- Folio
- 13 Septembre 1996
- 9782070400911
«Premier roman de moi publié, Tanguy fut-il aussi le premier que j'aie conçu comme un texte littéraire ? [...] Cette réimpression intervient peu de temps après la parution de Rue des Archives, qui en éclaire les aspects cachés, ce que de nombreux lecteurs n'ont pas manqué de relever. Les deux livres se répondent en effet l'un l'autre. [...] De Tanguy à Xavier, il y a plus que l'épaisseur d'une vie, il y a toute l'amertume d'un désenchantement, qui doit moins à l'âge qu'à la progressive découverte de l'horreur. Si je gardais, à vingt ans, quelques illusions, le sexagénaire qui a écrit Rue des Archives n'en conserve, lui, plus aucune. En ce sens, la boucle est bien bouclée.L'aveu étouffé de Tanguy fait la musique désenchantée de Rue des archives. [...]De l'un à l'autre, un seul lien, la littérature. Elle constitue, on l'a compris, ma seule biographie et mon unique vérité.»Michel del Castillo.
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Dictionnaire amoureux : de l'Espagne
Michel Del Castillo
- Plon
- Dictionnaire Amoureux
- 28 Octobre 2021
- 9782259307772
Al-Andalus, Carmen, don Quichotte, Goya, l'Inquisition, Vélasquez, la Tauromachie, mais aussi Franco, Burgos, Almodovar, Picasso, Lorca et Unamuno : voilà quelques-unes des entrées de ce Dictionnaire amoureux, qui parle aussi bien de l'Espagne d'hier que de celle d'aujourd'hui. Ombres et lumières. Autant de prétextes qui en tableaux flamboyants permettent de faire retentir le chant profond de l'Espagne, de suivre le fil qui du plus lointain passé court jusqu'à nos jours. Il fallait toute la culture, la sensibilité et la distance d'un grand romancier pour brosser cette fresque emportée d'un pays qui aura produit l'une des plus hautes civilisations de l'Europe.
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Qui était Francisco Franco Bahamonde, dernier survivant parmi les grands dictateurs du xxe siècle, né en 1892 et mort en 1975 ? " Un militaire chimiquement pur ", répondait un prêtre qui le connaissait depuis l'enfance. À l'âge des radars et des fusées, des missiles atomiques et des bombes à laser, pouvons-nous comprendre un militaire du temps de la baïonnette ? Michel del Castillo s'y est essayé, commentant les grandes étapes de la vie de Franco : enfance, études, guerre coloniale au Maroc, direction de l'académie de Saragosse... Il évoque la guerre à travers différents thèmes - soulèvement des gauches, mort de la République, la Phalange, l'Église, la répression -, mais aussi le décollage économique, l'instauration de la monarchie avec Juan Carlos et l'épilogue interminable de la mort du Caudillo... Le Temps de Franco ne se contente pas d'analyser, non sans ironie, le mythe de Franco : il nous raconte un demi-siècle de l'histoire d'Espagne.
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Enfant du peuple né dans un petit village d'Aragon devenu peintre officiel du roi d'Espagne... Francisco Goya, de ses origines modestes à sa consécration, semble avoir vécu de multiples existences. Dans cette biographie minutieusement documentée, Michel del Castillo brosse le portrait d'un artiste complexe, à la fois audacieux et tourmenté, assoiffé de gloire mais à jamais fidèle à ses racines.
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«Depuis des années, j'enterrais ma mère. J'imaginais chaque détail de son agonie. Je tentais d'apprivoiser sa mort comme, dans mon enfance, j'apprivoisais son personnage.En tuant Candida, c'est ma honte que j'aurais voulu supprimer. Non pas la honte de : la honte tout court. J'ai toujours eu la honte comme d'autres ont la gale.Quand la mort a frappé, j'ai aussitôt ressenti cette démangeaison. Rien pourtant ne s'est passé de la manière dont je l'avais prévu.Je m'étais longtemps raconté des histoires pour échapper à la nôtre. Naturellement, la vérité du récit a fini par me rattraper.En me rendant rue des Archives, je savais ce qui m'attendait. Une dernière fois, j'ai convoqué les témoins, interrogé les fantômes, suivi les pistes les plus improbables pour constater que l'énigme subsistait. Entière.Je n'ai pas cédé, en rédigeant ces pages, à un sentiment d'urgence, j'ai seulement désiré mettre un point final au texte qui, depuis ma naissance, s'écrit en moi.»Michel del Castillo.
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Dans certains villages de catalogne, le nom du commissaire avelino pared éveille encore une terreur sourde.
Responsable de la répression à l'époque de la guerre civile, ce fonctionnaire secret officie maintenant dans une petite ville du nord de l'espagne : huesca, oú l'inspecteur laredo, nouvellement nommé, entrera bientôt en fonction. pour préparer leur rencontre, le jeune policier mène l'enquête, interroge d'anciens témoins, et pénètre peu à peu dans le silence glacé de l'époque franquiste. le voyage serait sans danger si l'histoire d'avelino pared, avec ses craquelures infimes, ses places sombres et enneigées, son enfance perdue, ne renfermait une énigme.
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«Je ne rédige pas un essai, ni un ouvrage de critique. J'écris de coeur, dans une intimité trouble qui fut la nôtre, depuis le jour de notre rencontre. C'est à toi que je m'adresse, Fédor. Que pourrais-je donc t'apprendre sur toi-même ? Ceci, peut-être, qu'un écrivain ne s'appartient pas : tu vis mêlé à mon sang, tes questions sont inscrites dans mes neurones. Tu n'as jamais été un modèle au sens où un artisan dérive de ses maîtres ; tu es mieux que cela : tu es un souffle que j'aspire. Je n'aime pas tous tes livres, je ne suis pas un dévot. Tu demeures cependant étroitement lié à ma vie, si bien qu'à l'instant d'écrire, je dois chaque fois me situer par rapport à toi, établir la bonne distance. Je suis, Fédor, l'une de tes créatures. J'ai commencé par être un de ces enfants stupéfaits qui hantent tes livres. Je t'ai rencontré vers treize-quatorze ans, à Barcelone, mais je t'ai reconnu au premier regard parce que je vivais en toi depuis ma naissance. Ton nom, Fédia, est imprimé sur la page de garde de Tanguy, mon premier roman. Qui mieux que toi pourrait me comprendre ?» Michel del Castillo.
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Colette incarnait et incarne toujours une certaine France : la célébration de la nature et la passion du théâtre, la règle et l'ordre de la province, la frivolité et le désordre de la vie parisienne. Peu d'auteurs auront travaillé avec autant de persévérance à l'élaboration de leur mythe. Durant toute sa vie, Colette n'aura cessé d'entretenir une véritable vocation au bonheur. En reprenant le cours de la vie et de l'oeuvre de Colette, et en rétablissant au passage certaines vérités, égratignant donc la fameuse légende, Michel del Castillo confirme qu'entre les faits et les sentiments il y a toujours l'écart de la littérature. Après une oeuvre abondante qu'il qualifie lui-même de sombre, il nous offre un livre lumineux et solaire, comme s'il avait voulu écrire pour la première fois l'amour de son pays d'adoption.
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De sa naissance en 1746, en Aragon, jusqu'à sa mort en 1828, à Bordeaux, ce livre raconte les quatre-vingt-deux années de la vie d'un des plus grands peintres de notre temps.
Faisant dès l'enfance connaissance avec Zapater qui deviendra son ami de coeur, Goya fait le voyage à Madrid espérant remporter un des concours. Il échoue deux fois, mais, habile stratège, va s'incruster dans la famille de son maître, un certain Bayeu, se fiançant avec sa soeur. Il part alors pour Rome, fait mousser son « succès » à l'Académie de Parme et présente sa candidature pour peindre l'un des choeurs de la basilique du Pilar. Sa carrière débute avec cette fresque.
Une seconde période s'ouvre par son mariage et se poursuit à la Chartreuse de l'Aula Dei, puis dans d'autres églises aragonaises qu'il décore ; mais Bayeu l'appelle définitivement à Madrid qui devient sa seconde patrie. Il peint une trentaine de tableaux pour la Fabrique des Tapisseries. C'est le début de sa troisième carrière. Approchant de la quarantaine il réalise des chefs-d'oeuvre : L'Aveugle à la guitare ou La Vue de Madrid. Traversant une période de dépression, le peintre part rejoindre Don Luis, frère du roi. Cette fois, c'est, pour Goya, la révélation.
Commence la quatrième période de sa vie : il révèle son génie du portrait. Mais, foudroyé par une attaque qui le laisse sourd et diminué, il passe des mois au lit en proie à des visions sataniques. Vient la dernière période, celle de sa liberté intérieure, avec la publication des Caprices. Nommé peintre de la chambre du roi, cet homme malade va connaître son triomphe.
Cette biographie, doublée d'un essai littéraire, est aussi une véritable plongée dans l'Espagne du XVIIIe siècle. Michel del Castillo y fait revivre Goya dans son intimité d'artiste et cette Espagne qui coule dans ses veines.
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Carlos Sanchez, un jeune étudiant atteint de folie mystique, devient l'enjeu, l'appât et la victime de ceux qui tiennent les rênes du pouvoir politique et religieux et de leurs intrigues...
Une allègre fureur anime de bout en bout l'étonnante et cruelle mascarade à laquelle nous fait assister Michel del Castillo. Le Manège espagnol s'affirme comme une satire de la bourgeoisie issue de la guerre civile mais aussi, grâce au personnage de Carlos Sanchez, comme une méditation douloureuse sur l'Espagne éternelle.
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«Entre deux sommeils, dans la pâleur de l'aube, Clara entendait le bruit de la clé dans la serrure, les pas dans le couloir, la porte de la chambre ; elle apercevait une nuque, des épaules, un dos d'homme, et ce creux des reins qui la bouleversait ; elle respirait une odeur de sueur et une autre odeur, plus violente. Ce qu'elle aimait par-dessus tout dans cette attente indécise et langoureuse, c'était l'indétermination. Auquel des deux frères ce dos à peine entrevu appartenait-il ?»Michel del Castillo dresse le portrait de trois femmes, de trois générations différentes. Un trio dominé par la surprenante Clara del Monte, dont on n'élucidera jamais les crimes.
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A la conquête des plantes du Roussillon ; à parfum, aromatiques et médicinales
Michel Castillo, Paul Schramm
- Trabucaire
- 24 Novembre 2017
- 9782849742532
Depuis toujours en Roussillon, les hommes et les femmes ont développé des relations d usage avec la terre, les eaux, les plantes sauvages. Le XXe siècle avait quelque peu balayé tout cela. Mais en ce début de XXIe siècle, un peu partout, on voit renaître l'intérêt pour les plantes et leurs propriétés bénéfiques. Notre pays catalan regorge de ces trésors naturels. Au Nord, le massif calcaire des Corbières est par exemple la principale zone française de la cueillette du romarin à camphre. Mais on y trouve également la lavande aspic, à une altitude un peu plus élevée, et différents types de thyms. C'est en revanche en plaine que les fenouil amer, laurier noble et cyprès prospèrent. Sur les terres acides de schistes, comme celles de la Côte Vermeille, on rencontre la lavande papillon et l'immortelle, qu'on retrouve dans la composition du bouquet de la Saint-Jean, de forte tradition catalane. Dans le massif du Canigou et les cantons du Haut Conflent, ce seront les forêts de sapins, de pins et de cèdres de l atlas. Enfin, la zone de cueillette du coscoll, apprécié de tous les Catalans, est en Cerdagne et Capcir, comme celles du serpolet, du narcisse ou de la gentiane. N'oublions pas d'autres plantes poussant communément et en abondance dans le département, dont les achillée millefeuille, millepertuis... Sur les exploitations maraîchères et arboricoles du département, et sur les riches sols de la plaine du Roussillon, ce sont des producteurs d'herbes fraîches qui proposent une trentaine de plantes répondant aux différents besoins des consommateurs et des restaurateurs, qui remettent à l'honneur les richesses de goûts de ces aromates et plantes incontournables : basilic, menthe, persil, coriandre, aneth, cerfeuil, ciboulette, thym et romarin. Cette production locale précieuse et si particulière s est constituée pas à pas en un véritable secteur agricole et économique, dont ce livre se veut l illustration. Progressivement, des agriculteurs en plantes fraîches et/ou médicinales, des cueilleurs, des transformateurs, des chercheurs, des chefs d entreprise voire des chercheurs et des fonctionnaires se sont rassemblés pour favoriser et conforter cette filière agricole et économique. Ce livre présente les principaux acteurs de cette conquête des plantes à parfum, aromatiques et médicinales du Roussillon.
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Les tours à signaux : découverte guidée en Pays Catalan
Bernard Rieu, Michel Castillo
- Trabucaire
- 23 Mai 2023
- 9782849743164
Tour, guàrdia, far, faraó, talaia, fanal autant de noms pour désigner les tours de guet et à signaux, vigies de notre territoire.
Si elles n'ont plus la vocation militaire de leurs origines, elles marquent toujours notre imaginaire en s'imposant dans le paysage et veillant aux destinées des habitants d'hier et d'aujourd'hui.
Qui mieux que Bernard Rieu pour s'atteler à la tâche de la connaissance et de la mise en valeur de ces monuments, lui qui, avec tant d'autres, a participé à la restauration de la tour de la Massana.
Dans un premier temps il évoque le contexte historique de leur construction fonction, déclin et leur réhabilitation. Puis il passe en revue quelques-unes de ces tours emblématiques dans leur état actuel, en rappelant que ces tours ne sont pas des monuments solitaires, mais ont fonctionné en réseaux qui ne demandent qu'à être ravivés.
Les photographies de Michel Castillo qui accompagnent le texte sont une invitation à la découverte. -
Le sortilège espagnol - les officiants de la mort
Michel Del Castillo
- Folio
- Folio
- 15 Septembre 1998
- 9782070403394
«Avant de savoir parler, avant de me sentir capable de lier entre elles les sensations qui m'écorchaient, je suçais le poison de l'Espagne. La langue qui m'avait engendré cachait le maléfice des hérétiques pourchassés, des poètes assassinés.Plus que Tanguy, mémoire de fiction, Le sortilège espagnol, parce qu'il élabore et comprime les souvenirs, renferme non pas ma vérité, mais la lente conquête d'une authenticité littéraire. Il montre le passage d'une existence invivable à une langue habitable. C'est un livre de transition, qui traverse toute ma vie.Ce texte trahit l'Espagne par le détachement français, mais c'est pour mieux réintroduire la passion espagnole. Il marche de biais, en crabe, et il finit par tourner en rond, dessinant ce cercle au centre duquel les gitans situent leurs sortilèges.»Michel del Castillo.
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«J'ai rendez-vous avec mon assassin. C'est mon père et il s'appelle Michel. J'aurai mis près de quarante ans à le retrouver. Une fois encore, je reprends la route. Je ne vais pas bien loin, de Chevaleret à Étoile. Une vingtaine de stations. Je connais la partition : la mort du père, une figure de rhétorique, avec ses morceaux d'émotion rude. Mais quelle mort du père entonner, quand le père n'a jamais existé ? Le plus simple serait de m'en tenir à la règle d'or de l'écriture : la sincérité. La difficulté provient du fait que la sincérité ne se situe nulle part. Des sentiments contradictoires m'agitent : la colère, la rage, la honte, le mépris. Un sentiment plus trouble également : la pitié. Toute ma vie, j'ai traîné l'illusion que les hommes ne peuvent pas être si bas, qu'ils finiront par ôter leur masque et découvrir leur véritable figure. L'ennui est qu'ils ne tombent pas le masque et qu'ils savent parfaitement ce qu'ils font.» Michel del Castillo.
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«Je me demandais pourquoi l'inquisiteur Manrique m'obsédait à ce point. Je tentais d'éclaircir nos rapports, cherchais à me rappeler à quel moment il était entré dans ma vie. J'avais la sensation qu'il vivait en moi depuis l'enfance et, que de roman en récit, sa silhouette traversait tous mes livres.L'aurais-je poursuivi à l'autre bout de l'Europe s'il n'était qu'un caractère singulier ?Je devinais son histoire que je ne connaîtrais toutefois qu'après l'avoir écrite. Je ne savais de lui que des bribes : son enfance à Soria, ses études, son amour - un amour unique et vertigineux -, sa chute à Grenade.À quoi rime, me disais-je, de passer tant d'années en compagnie d'un inquisiteur disparu depuis plus de trois siècles ? Je devais pressentir que cet ennemi des Juifs finirait par me livrer son secret et le secret de sa honte. N'ai-je pas révélé les miens ? Ne m'a-t-il pas choisi pour ça ?»Michel del Castillo.