Collioure notice historique

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Sur ordre de Philippe Le Bel, l'église de Collioure devient pour un instant le tribunal des Templiers, fort heureusement pour eux , Collioure retournera dans le giron de Barcelona, et les Templiers ne subiront pas les massacres qu'ils eurent à subir en France. En Catalogne ils seront mis à la retraite avec une petite pension.

La puissance navale de Collioure est incontestable. Ses galères s'engagent dans diverses entreprises: en 1351, elles rejoignent les escadres de Catalogne à Venise et prendont part au combat de Constantinople; 1359, puis elles participeront à la guerre dels dos Pere (Pere el Cruel d'Espanya i Pere el Ceremonios)

L'essor de Collioure dépend beaucoup du commerce du vin.

Vers 300-250 av J-C, les Celtes occupent la région peuplée d’Ibères, puis le site sera fréquenté par les Phéniciens, occupé par les Romains, puis par les Goths et les Wisigoths, dévasté par les Sarrasins et les Normands, dominé par les rois d’Aragon ou de Majorque, les Français ou les Espagnols… jusqu’au Traité des Pyrénées (1659) par lequel le Roussillon sera définitivement rattaché à la France.
Sous Louis XIV, Vauban transformera profondément la ville devenue une véritable forteresse, l’antique port de pêche et de commerce transformé en port de guerre… Collioure bénéficiera de travaux d’urbanisme et d’une administration plus rigoureuse sous Louis XV, connaîtra encore quelques désordres durant la Révolution et de dures épreuves au début du XIXème (la sécheresse, la peste, l’explosion d’une poudrière…). Puis le développement du commerce avec l’Afrique du Nord (dont Port-Vendres est la plaque tournante) favorisera son renouveau économique, avec la pêche, la salaison et le vin. Enfin, le séjour prolifique d’Henri Matisse et d’André Derain, en 1905, changera une dernière fois son statut, le « petit port de pêche » devant « Cité des Peintres », puis fleuron des stations touristiques de la côte méditerranéenne…

Collioure, Caucoliberis (port d’Illiberis : Elne) comme la nommaient les Romains, fut un important port marchand sur la Méditerranée. Sa situation géographique en faisait un véritable nœud de communication entre Gaule et Ibérie, destination des navigateurs de tous les peuples de l’Antiquité : phéniciens, phocéens, grecs, étrusques puis carthaginois et romains.
Vers 300-250 av J-C, les Celtes occupent la région ; en 218, après sa traversée des Pyrénées, Hannibal n’y aurait rencontré que des tribus gauloises, qui l’aideront à combattre les romains. Mais après avoir finalement vaincu Carthage, Rome entreprendra la conquête de tout le littoral (122-83 av J-C). De cette époque romaine, on trouve à Collioure, entre le col de Mollò et Cosprons, une pierre tombale avec un inscription mentionnant le nom de Valerius Flaccus, commandant de la forteresse. C’est aussi durant cette période, en 303, que Saint Vincent aurait été martyrisé par le préfet Dacien.

Wamba 1erDans le désordre suivant la chute de l’Empire Romain (prise de Rome en 410), ce sont les wisigoths qui s’installent en Gaule méridionale. Collioure restera au pouvoir des goths pendant 250 ans. En 673, le castrum de Collioure est pris par le roi wisigoth Wamba.
 

En 711, les troupes musulmanes, dans la foulée de leur conquête espagnole s’attaquent à toute la Septimanie. Narbonne tombe en 720 - elle ne sera reprise qu’en 759 par Pépin le Bref - le Roussillon est soumis en 725).
Puis ce sera la reconquête carolingienne, l’issue de laquelle la province restera morcelée, Collioure entrant sous la coupe des comtes d’Empuries-Roussillon. Mais toute la côte subit périodiquement des incursions sarrazines.
En 981, Lothaire, roi de France, ordonne à Guifré, duc de Roussillon, de fortifier la ville.
Le fils de Guilabert III, Guinard II (1164-1172), mourant sans postérité, lègue tout son comté, dont Collioure, à Alphonse II « Le Chaste », comte de Barcelone, également roi d’Aragon (il mourra à Perpignan en 1196).
En 1207, son fils Pierre II d’Aragon, considérant du plus grand intérêt ce point de liaison maritime entre ses états en deçà et au-delà des Pyrénées, accorde de nombreux privilèges, franchises et exemptions à la ville qui consolide sa position marchande. La même année, il accorde aux Templiers l’autorisation de s’installer dans l’enceinte du Château Royal. Ils sont suivis dans la ville par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1208, les Cisterciens en 1242 puis par les Dominicains en 1290.

jacques le ConquérantSuccédant à Pierre II, son fils Jacques, « Le Conquérant », qui aura agrandi son royaume avec les Baléares (conquises en 1229-1332), montrera cependant la même attention pour la ville de Collioure, maintenant franchises et privilèges, favorisant la production locale de vin, accordant aux pêcheurs toutes les facilités pour vendre leur poisson, prescrivant l’alignement et la largeur des rues… Il laissera même dans son testament 5000 sous pour l’entretien et le creusement du port de Port-Vendres,plan de Collioure et Port-Vendresannexe de Collioure, qu’il considère comme un des plus importants du royaume (les Rois de Majorque y avaient une partie de leurs galères et leur arsenal avec les « dressanes » ou chantiers navals).
A sa mort, en 1276, le royaume sera partagé entre ses deux fils : l’aîné, devient roi d’Aragon sous le nom de Pierre II, le cadet, Jacques, reçoit le royaume de Majorque – Baléares, Cerdagne, Roussillon – et la Seigneurie de Montpellier.
Durant toute cette période du Royaume de Majorque (1276-1344), malgré les luttes fratricides des descendants et héritiers des deux familles - Jacques II (de 1276 à 1311), Sanche Ier (de 1311 à 1324), Jacques III (de 1324 à 1344),  Collioure connaître une grande prospérité.
En 1343, le roi Pierre IV d'Aragon, « Le Cérémonieux », envahit les Baléares et en 1344 les comtés de Roussillon et de Cerdagne : le royaume de Majorque est à nouveau intégré à Depuis lors à la couronne d'Aragon.
Mais en 1458, à la mort du roi Alphonse « le Magnanime », les rivalités entre catalans et aragonais reprennent.
En 1463, suite à une dette de 300 000 écus d’or que lui devait Jean II d’Aragon, les troupes françaises de Louis XI occupent Collioure (ils resteront installés au château jusqu’en 1493)  et le comté de Roussillon est annexé.
Mais les habitants supportent mal cette occupation et la révolte gronde.
En 1474, Louis XI « reprend les choses en main », avec dureté, procédant à des transferts de populations et des bannissements. En 1475, Collioure est même débaptisée pour devenir Saint-Michel.
Louis XIPas pour longtemps : Charles VIII, fils de Louis XI, trop préoccupé par ses rêves de conquête en Italie, rend le royaume de Majorque à Ferdinand le Catholique en 1493, Collioure retrouve son nom… et le giron aragonais.
Progressivement, le port de commerce deviendra port de guerre, et la ville entière une véritable forteresse.
Charles QuintEn 1538, Charles Quint inspecte les fortifications et fait construire le fort St Elme (1552).
En 1642, les catalans se révoltent contre Philippe IV d’Espagne et font appel à la France de Richelieu qui envoie des troupes. Les « Corts » proclament Louis XIII comte de Barcelone. La ville est investie, par terre et par mer, et partiellement détruite. Le gouverneur, Duc de Mortara, rend la place (dans sa fuite, il emportera avec lui les reliques de Saint-Vincent ; l’arrivée de nouvelles reliques du Saint, en 1701, seront le motif des Fêtes de Collioure).
En 1659, le Traité des Pyrénées rattache définitivement le Roussillon à la couronne de France.
Sous Louis XIV, Vauban fait agrandir le château, détruisant 150 maisons et l’église de la Ville Haute pour réaliser le glacis ; il fait aussi construire le fort du Miradou. En fait il donnera à Collioure pratiquement sa physionomie actuelle.
En 1793, l’exécution de Louis XVI entraîne l’intervention des troupes espagnoles. Après une âpre résistance, suite à une trahison, St Elme tombe aux mains des espagnols et la ville se rend. Le fort sera repris en 1794 par Dugommier, et les républicains reprennent Collioure.

La fin du siècle est marquée par deux visites prestigieuses, celle du duc d’Orléans, en 1839, puis, en 1865, celle de l’Empereur Napoléon III et de l’Impératrice Eugénie à leur retour d’Algérie.
Bénéficiant du commerce avec l’Afrique du Nord, dont Port-Vendres est la plaque tournante, de l’arrivée du chemin de fer et de l’amélioration des voies de communication terrestres, l’économie de Collioure, basée sur la pêche, la salaison et le vin, se développe tout au long de cette fin du XIXème siècle.
Après le séjour d’Henri Matisse et André Derain en 1905 (conseillés par Paul Signac qui y avait peint quelques toiles l’automne 1887), et le premier grand mouvement artistique du XXème siècle, le « Fauvisme », qui en résultera, puis la venue, dans leur sillage, d’une foule d’autres artistes, que le « petit port de pêche » deviendra « Cité des Peintres »… puis fleuron touristique de la Côte Méditerranéenne.

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